Devenir propriétaire de sa résidence principale est une des grandes préoccupations françaises. En tant que futur acquéreur, difficile de faire un choix entre acheter ou construire sa maison individuelle. Toujours est-il qu’obtenir les clefs de sa maison est un vrai parcours du combattant. Nouveaux matériaux, énergies renouvelables ou réglementation thermique, les domaines à maîtriser sont nombreux.

Entre pièges et arnaques, voici quelques tuyaux pour ne pas te faire avoir.

 

 

Concevoir sa maison, choisir son professionnel, adapter son projet aux dernières règlementations, maîtriser les démarches administratives...

 

Les pièges liés au terrain

Ne jamais signer l’achat ou la réservation d’un terrain sans t’assurer qu’il y’a une condition suspensive liée a l’obtention du permis de construire. C’est le mot d’ordre.

Il n’est pas rare qu’un particulier tente de vendre son terrain en sachant qu’il est difficilement constructible. Je ne pense pas que tu souhaites te retrouver avec un bout de terre non constructible. Les parcelles nécessitant une servitude de passage sont souvent dans ce cas.

Une enquête de voisinage n’est pas une mauvaise idée pour vérifier ce qu’abritaient les lieux dans le passé. T’assurer que le terrain n’est pas pollué ou en remblai est très important. Avec un sol pollué, tu n’obtiendras pas ton permis pendant de nombreuses années. Le cas du remblai est différent. Il impacte directement le prix de tes fondations, car le sol est moins compact.

VIGILANCE

Tout mettre par écrit

Que tu choisisses de passer par des artisans en direct ou par un constructeur de maisons individuelles, il est important de tout mettre sur papier. Il est vrai que pour un « vrai constructeur », la loi encadre et sécurise les contrats de construction pour le particulier. Malgré tout, il faut des écrits et lire attentivement la notice descriptive jointe à tout contrat.

Il est fréquent que face à un imprévu ou une difficulté technique, un artisan te demande une rallonge financière. Dans le cadre de la construction d’une maison neuve, il faut s’entourer de professionnels de confiance. En passant directement par un artisan, tu t’exposes à ce genre de situation. Il n’y a pas de contrat type comme pour les constructeurs. C’est donc à toi d’être vigilant sur les documents que tu signes et de n’omettre aucun détail.

De même, l’avance de trésorerie est à refuser systématiquement. En cas d’arrêt du chantier pour X ou Y raisons, tu risques une perte financière importante. Tu peux dire que ta banque refuse de débloquer les fonds de ton crédit immobilier car les travaux ne sont pas réalisés. C’est une excuse très valable.

Sur le même principe, sous-estimer le devis initial ou ne pas préciser le type de finition est une technique très répandue. On rencontre ces situations principalement dans le cadre de l’aménagement intérieur. Mais ne t’y trompe pas, même pour le gros oeuvre, cela peut arriver (menuiseries extérieures  par exemple). C’est le fameux: « Ah, mais si tu veux cette qualité, c’est plus cher » en cours de chantier. Comme si ton prêt immobilier était extensible…

Avoir une preuve écrite de tous tes échanges est donc un moyen de sécuriser le déroulement de ton chantier.

Être vigilant lors de la réception

Contractuellement, un retard dans la livraison de ta maison implique une indemnité financière en ta faveur de la part du professionnel. Elle représente 1/3000 ème du prix de la maison par jour de retard. Pour éviter cette perte d’argent, les constructeurs invoquent la force majeure ou les intempéries. De cette manière, ils sont exonérés  des pénalités de retard, car non responsables. Si tu estimes que ces arguments sont injustifiés, tu peux, par exemple, vérifier les jours d’intempéries grâce aux archives des bulletins météo.Trouver une solution amiable reste quand même préférable pour conserver une relation cordiale.

À cause de son statut de professionnel expert, tu peux trouver difficile de t’opposer à ton constructeur. Néanmoins, lors de la réception du chantier, tu es le maitre d’ouvrage donc c’est toi le patron! Tu décides des réserves à mentionner même si l’entreprise n’est pas d’accord. Elle peut tout au plus mentionner son désaccord sur le procès verbal.

Enfin, tu dois savoir que dans certains cas, le fait qu’un désordre soit réservé à la réception n’empêche pas sa prise en charge par l’assurance dommages ouvrages ou la garantie décennale du constructeur.

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