Si tu souhaites te constituer un patrimoine, miser sur l’immobilier est une bonne stratégie, quel que soit ton projet. Mais pour beaucoup d’entre nous, l’achat d’une maison nécessite de contracter un crédit. Rares sont les personnes qui ont les fonds suffisants pour couvrir 100% de l’opération. Il faut donc t’endetter et obtenir un prêt immobilier (ou plusieurs selon les cas) pour prétendre être propriétaire.

Devenir propriétaire de ta maison individuelle pour la première fois, investir dans du locatif,  faire construire une plus grande résidence principale par un constructeur pour bénéficier de sa garantie décennale… Les raisons pour faire construire des maisons individuelles sont multiples et tout à fait justifiées. L’achat immobilier est même incité par certains dispositifs comme la loi PinelReconduite au 1er janvier 2018, elle permet de défiscaliser dans le cadre de l’investissement locatif.

Cependant, j’imagine que tu ne veux pas faire construire une maison n’importe où, n’importe comment et surtout à n’importe quel prix.

Je vais donc te donner quelques conseils pour rassembler le budget nécessaire à la réalisation de ton projet sans trop impacter ta vie au quotidien.

 

 

Concevoir sa maison, choisir son professionnel, adapter son projet aux dernières règlementations, maîtriser les démarches administratives...

 

L’épargne personnelle

La première chose à déterminer lorsque tu veux financer un achat, c’est combien tu peux y mettre…

C’est évident, mais pas forcement à la portée de tout le monde. On n’a pas tous la chance de pouvoir mettre de l’argent de côté. Pourtant, on est nombreux à vouloir être propriétaire d’une maison neuve.

On a tendance à dire que pour rassurer ton banquier et appuyer ta demande de prêt, 10% du prix de l’acquisition est un bon début. Cela permet de couvrir dès le départ les frais de notaire et les frais de dossier.

Pour gonfler ton apport, tu peux envisager plusieurs solutions dont les principales sont le plan d’épargne logement, le plan d’épargne entreprise ou le don.

Les prêts réglementés

Le prêt à taux zéro

Destinée aux primo-accédants, le gouvernement reconduit cette aide pour 4 ans, donc de 2018 à 2021. Le PTZ est sans frais de dossier ni intérêts. Il permet aux ménages l’achat ou la construction d’une première maison au titre du logement principal.

Pour être éligible, tu ne dois pas dépasser un certain plafond de revenus défini en fonction de la zone géographique et la composition de ta famille. C’est la tranche dans laquelle se situe ton quotient familial qui fixe la durée de remboursement. À noter que si tu n’as pas été propriétaire de ton logement principale durant les deux dernières années, tu peux à nouveau y prétendre.

Il est indissociable d’un prêt classique. Tu ne peux donc pas financer ton logement qu’avec ce prêt. Sache tout de même qu’en 2018, l’enveloppe du pret est limitée à 40% du montant maximal de l’acquisition pour les zones tendues (zone A, Abis et B1). Pour les zones B2 et C, à savoir les territoires peu denses et ruraux, cette valeur est de 20% jusqu’en 2019.

Le prêt action logement

Anciennement nommé « 1% patronal », tu peux en bénéficier si tu es salarié d’une entreprise privée d’au moins 10 salariés. Il te suffit d’en faire la demande à ton employeur. Son taux d’intérêt est de 1%, remboursable sur 20 ans maximum.

Le montant du prêt ne peut excéder 30% du coût total de l’opération et il est fixé suivant la zone géographique de ta future commune. Par exemple, pour la ville de Toulouse (zone B1), tu recevras entre 15000 et 20000€.

Le prêt conventionné

Ce type de prêt garanti peut financer en totalité l’opération d’acquisition. Il est réservé à l’achat, la construction, et même aux travaux d’agrandissement ou d’amélioration de l’habitat. Tu dois néanmoins occuper ta maison au minimum huit mois par an. Il n’y a pas de plafond de ressources et sa durée varie de 5 à 35 ans. Pour une durée de 15 à 20 ans, le taux fixe ne peut pas dépasser 3,45%. Au-delà de 20 ans, il est au maximum de 3,55%.

Le prêt à l’accession Sociale

Pour ne pas changer, voilà encore un de ces prêts immobiliers réglementés réservés à l’achat ou à l’amélioration de ton logement familiale. Il est soumis à des conditions, mais propose un taux d’emprunt inférieur à celui du prêt précédent. De plus, le P.A.S. est plus facilement accessible qu’un prêt immobilier standard si vous bénéficiez des APL.

Bon à savoir…

Décidément, 2018 est une année de réformes et de changements. Depuis peu, tu peux résilier ton assurance emprunteur annuellement. Elle permet d’être assuré en cas de décès, d’invalidité et/ou de perte d’emploi. Elle n’est pas obligatoire juridiquement, mais la plupart des organismes bancaires l’exigent  pour accorder un pret classique ou un prêt relais.

Un emprunt, c’est en général 15 à 20 ans de mensualités. Autant te dire que sur une telle période, ta situation familiale ou financière peut changer. Tu peux donc maintenant adapter ce contrat et son prix aux évolutions de ta vie.

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