La réglementation thermique oblige à construire une maison écologique. Bien loin de la maison traditionnelle, la maison bioclimatique se sert de son environnement afin de réduire ses besoins en énergie. Avec des techniques particulières comme l’installation d’un puits canadien, on peut même concevoir des maisons autonomes, c’est à dire autonome en énergie.On construit alors sa maison dans une démarche de développement durable. Alors, comment concevoir des maisons bioclimatiques?

 

 

Concevoir sa maison, choisir son professionnel, adapter son projet aux dernières règlementations, maîtriser les démarches administratives...

Le choix du terrain

Le point de départ d’une maison individuelle économique est le terrain sur lequel tu vas la construire. Lorsque tu visiteras un terrain dans le but d’acheter, tu dois regarder si l’environnement de ton terrain ne va pas nuire à ton objectif. En effet, la présence d’une colline, ou d’un grand bâtiment à proximité pourrait augmenter les zones d’ombres. Sur un terrain complètement découvert, tu seras exposé au vent froid qui refroidira ta construction. La topographie peut donc engendrer un microclimat. Il n’y a pas de conception bioclimatique sans un terrain adapté.

Tu dois également prendre en compte le bruit, ou tous facteurs nuisibles qui t’empêcheraient d’ouvrir tes fenêtres pour aérer ta maison la journée. En plus de ventiler ton habitation, ouvrir tes fenêtres te permettra de faire descendre la température intérieure l’été.

L’orientation

Bien positionner, sa maison est primordiale pour obtenir une maison performante et un confort thermique. Je ne t’apprends rien en te disant que le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest. En exposant tes ouvertures vers ses deux directions, tu auras une exposition directe. Les rayons du soleil pénétreront directement dans tes pièces. Ce qui aura pour conséquence d’accumuler de la chaleur et donc faire monter la température de ta maison. Et la climatisation mécanique n’est pas la meilleure amie de la conception écologique…

L’idéal est donc d’exposer le maximum de pièce vers le sud. Ce qui te permettra d’optimiser la lumière naturelle sans avoir de rayonnement direct. Comme il est difficile d’orienter toutes les pièces de ta maison vers le sud, il te faudra privilégier une exposition au sud, sud-est ou sud-ouest pour tes pièces de vie et garder les pièces de nuit au nord. En effet, ces dernières ont besoin de moins de lumière.

Une bonne orientation pourra te faire réduire ta consommation énergétique de 15 à 20%. Donc bien orienter pour moins consommer!

La surface vitrée

Plus tu auras de surface vitrée, plus tu feras rentrer de lumière. En plus de faire des économies sur l’éclairage artificiel, une surface d’ouverture importante te permettra de ventiler plus efficacement ta maison. Cette ventilation te permettra de faire descendre la température en fin de journée d’été.

Par contre, ces ouvertures vitrées devront nécessairement être équipées de protections solaires. Surtout les surfaces horizontales qui subiront à certains moments de la journée des rayonnements directs. Les ouvertures verticales orientées à l’ouest ou à l’est subiront les mêmes désagréments. Dans ces cas-là, il sera préférable d’installer des protections extérieures comme des stores. Les protections extérieures sont plus performantes thermiquement que les protections intérieures. Elles évitent l’échauffement des vitres. Par contre, une lame d’air va se créer entre les stores et les fenêtres, qui va chauffer et qu’il faudra donc ventiler pour éviter l’échauffement.

Il existe aussi des protections fixes comme les brises soleil ou les casquettes bioclimatiques. Les brises soleil sont généralement installés verticalement alors que les casquettes le sont horizontalement. La longueur de la casquette placée au-dessus d’une ouverture doit être calculée en fonction de l’exposition. Une casquette trop courte n’aura plus d’effet en hiver quand le soleil est plus bas. A contrario, une casquette trop longue diminuera l’apport solaire et assombrira donc ta pièce.

Enfin, il existe des méthodes naturelles comme l’utilisation de la végétation. Un arbre bien positionné permettra d’occulter le rayonnement direct. Dans ce cas-là il faudra choisir un arbre à feuille caduque. Ce sont des arbres non persistants qui perdent leur feuillage en hiver (Hortensias, Prunelliers, Erables champêtre…).

La forme d’une maison bioclimatique

La compacité de la maison joue également un rôle important dans la consommation énergétique. Plus ta maison est compacte et moins elle aura besoin d’énergie pour la chauffer. De plus, en la rendant le plus compacte possible, tu limiteras les transferts de calories avec l’extérieur. La compacité d’une habitation est le rapport entre la surface des murs en contact avec l’extérieur par rapport à la surface habitable. Plus ce chiffre est faible, plus ta maison sera compacte et donc performante. Une maison cubique peut réduire jusqu’à 5% ta consommation par rapport à une maison normale. Par contre, une maison à étage ou trop découpée peut l’augmenter de 25%.

L’inertie de ta maison bioclimatique

En plus d’être compacte, ta maison doit être lourde… C’est le principe de l’inertie. Plus les matériaux que tu utiliseras seront lourds, plus ils seront capables de stocker de la chaleur ou de la fraîcheur et de les restituer. On va donc préférer un dallage plus épais, des isolations plus denses et des cloisons intérieures plus lourdes (comme de la brique). C’est pour cette raison qu’il fait toujours frais dans une église. Malheureusement trop peu de rayons de soleil y pénètrent, ce qui empêche que les pierres ne chauffent favorisant ainsi une meilleure régulation thermique.

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